Horizons
Programme présidentiel · Gouvernement · 2027

Programme Horizons 2027 : impact budgétaire chiffré

Cette page chiffre l'impact budgétaire du programme porté par Horizons pour l'élection présidentielle de 2027. Les résultats sont calculés avec le modèle macro-économique ouvert de France Budget, de façon strictement identique pour tous les programmes, à partir des mesures publiées par Horizons.

Simuler ce programme Publié le 1er juin 2026 · mis à jour le 1er juin 2026
En bref✕Procédure déficit excessif

À l'horizon 2030, la simulation projette une dette publique de 127% du PIB, un déficit public de -5.4% et un taux de chômage de 7.5%. Sur l'ensemble du quinquennat (2026-2030), la croissance moyenne projetée est de +1.2% par an. Sur ce critère, le déficit projeté dépasse le seuil européen de 3 % du PIB.

Indicateurs à l'horizon 2030

Ce que le modèle projette

Déficit
-5.4%
Cible -3.0%▲ 0.4pp
✕Procédure déficit excessif
Dette publique
127%
Cible 100%▲ 11.2pp

Fourchette 126–127 % si les multiplicateurs budgétaires sont réduits ou relevés de 25 % · méthodologie

Chômage
7.5%
Cible 5.0%▼ 0.1pp
Croissance moy.
+1.2%
Cible +1.5%▼ 0.4pp
Indice de pouvoir d'achat
102.4
Cible 105.0▼ 2.4pt
Compétitivité
100.4
Cible 105.0▼ 0.4pt
Inégalités (Gini)
0.292
Cible 0.290▲ 0.002

Valeurs à l'horizon 2030 (croissance : moyenne annuelle 2026-2030) issues du précalcul déterministe du modèle (base 2025). Le déficit suit la convention européenne (négatif = déficit) ; le seuil de Maastricht est de 3 % du PIB. L'indice de Gini mesure les inégalités de revenus (0.290 en 2025 ; plus bas = plus égalitaire). Indice de pouvoir d'achat (revenu disponible réel par unité de consommation, définition INSEE) : base 100 en 2025. Le delta est mesuré face à 2025.

Trajectoires 2025-2030

Comment évoluent les soldes publics

Déficit public (% du PIB)
Dette publique (% du PIB)
Données annuelles détaillées (2025-2030)
Trajectoire budgétaire du programme Horizons 2027, 2025-2030 (% du PIB sauf chômage).
AnnéeDéficitDetteChômage
2025-5.1%116%7.6%
2026-5.6%118%7.6%
2027-5.2%120%7.3%
2028-5.0%122%7.3%
2029-5.2%124%7.4%
2030-5.4%127%7.5%
Mesures modélisées

Les mesures-clés retenues

Candidat É. Philippe (Horizons), campagne lancée le 5 juillet 2026 — programme économique publié : pacte fiscal à somme nulle, règle d'or et cible de déficit à 2 % du PIB, assurance chômage alignée sur l'Allemagne, âge légal porté à 65 ans et 45 annuités (annoncée le 29/09/2026).

  • 01Règle d'or constitutionnelle et déficit ramené de plus de 5 % à 2 % du PIB en fin de quinquennat (cible annoncée, non encodée)
  • 02Pacte fiscal à somme nulle : −50 Md€ d'impôts de production contre −50 Md€ d'aides aux entreprises
  • 03Assurance chômage : 12 mois d'indemnisation maximum pour les moins de 50 ans (4,5 Md€/an calculés, borne haute)
  • 04Fin de la surtaxe provisoire sur les grandes entreprises ; pacte Dutreil défendu
  • 05Retraites : âge légal porté à 65 ans et 45 annuités « en moins de dix ans » (29/09/2026, encodés ; ≈ 30 Md€/an selon l'équipe) + capitalisation collective obligatoire (non modélisée)
Questions fréquentes

Le programme Horizons 2027 en questions

Quel déficit public le programme Horizons génère-t-il en 2030 ?

Déficit projeté de -5.4% du PIB à l'horizon 2030, contre une cible européenne de 3 %.

Quelle dette publique pour le programme Horizons 2027 ?

Dette publique de 127% du PIB en 2030 selon la simulation de France Budget.

Quel impact sur le chômage et la croissance ?

Chômage de 7.5% à l'horizon 2030 et croissance moyenne de +1.2% par an sur le quinquennat (2026-2030).

Quel impact le programme Horizons a-t-il sur les inégalités ?

Indice de Gini projeté à 0.292 en 2030, contre 0.290 en 2025 (plus l'indice est bas, plus les revenus sont égalitaires).

Le programme Horizons 2027 respecte-t-il les règles budgétaires européennes ?

Sur ce critère, le déficit projeté dépasse le seuil européen de 3 % du PIB.

Sources & limites

D'où viennent ces chiffres

Au 07/10/2026 : É. Philippe (Horizons) a lancé sa campagne le 5 juillet 2026 ; son programme économique est publié sur edouardphilippe.fr (priorité « Pour une France plus prospère »). Il est complété par un entretien à l'AFP, le débat du Medef du 27/08/2026 et la réforme des retraites présentée le 29/09/2026. Ralliement de G. Darmanin le 17/08/2026 ; le candidat a quitté la présidence exécutive d'Horizons le 01/10/2026 (relais : C. Béchu). Trajectoire annoncée : règle d'or constitutionnelle et déficit ramené de plus de 5 % à 2 % du PIB en fin de quinquennat. Ces cibles sont des résultats, pas des paramètres : le simulateur calcule un déficit de 5,4 % en 2030 et 6,3 % en 2032 ; l'écart mesure la part non ventilée du programme. Trois mesures chiffrables sont encodées. (1) Le « pacte fiscal » : −50 Md€/an d'impôts de production compensés par −50 Md€/an d'aides aux entreprises, « à somme nulle ». La ventilation des aides entre subventions et niches fiscales est une hypothèse de modélisation, le candidat ne chiffrant que le total. (2) L'assurance chômage : le candidat vise 12 mois d'indemnisation maximum pour les moins de 50 ans (contre 18 mois pour les moins de 55 ans aujourd'hui) — encodée à 12 mois, le paramètre annoncé. Au coût marginal Unédic (0,75 Md€ par mois de durée, tiré du chiffrage de la réforme de 2023 : 4,5 Md€/an pour la réduction 24 → 18 mois), le modèle calcule 4,5 Md€/an d'économies. La durée du simulateur étant uniforme là où la mesure ne vise que les moins de 50 ans, ce chiffre est une borne haute ; ni le candidat ni aucune institution n'a chiffré cette mesure. (3) La fin de la surtaxe provisoire sur les grandes entreprises (−7,3 Md€/an, loi 2026-103) et la réorganisation des agences et opérateurs de l'État, dont l'intensité est une hypothèse de modélisation faute de chiffre annoncé. Retraites : le 29/09/2026, le candidat a proposé de reprendre d'abord la réforme de 2023 (64 ans, 43 ans de cotisation), puis de porter « en moins de dix ans » l'âge légal à 65 ans et la durée de cotisation à 45 ans. Selon le candidat, un Français sur trois pourrait partir entre 60 et 64 ans (carrières longues, pénibilité, santé) et l'âge d'annulation de la décote resterait à 67 ans. Son équipe chiffre la réforme à ≈ 30 Md€/an en année pleine (une fois la mesure entièrement appliquée), effets retour inclus (Les Échos, 29/09/2026) : c'est un chiffrage de l'équipe du candidat, non indépendant, et aucune institution n'a chiffré la mesure. Encodage : âge légal 65 ans et durée de cotisation 45 ans (borne haute du levier). Le simulateur calcule une économie de 18 Md€ en 2030 (effet direct sur les pensions ; 15 Md€/an à partir de 2032), puis un effet sur le solde de +0,8 pt de PIB (≈ 26 Md€) en 2030. L'économie décroît car l'écart au calendrier légal se réduit quand celui-ci atteint 64 ans. Les départs anticipés entre 60 et 64 ans et l'âge d'annulation de la décote ne sont pas modélisables par ce levier. Le pilier de capitalisation n'est pas modélisable. Il vise 10-15 % des pensions d'ici quinze ans selon le site, précisé le 29/09/2026 en régime collectif obligatoire financé par une baisse des cotisations Agirc-Arrco, complété d'un PER abondé par l'État (≈ 500 € au premier emploi, ≈ 400 M€/an selon l'équipe). Ne sont pas encodés davantage, faute de levier ou de chiffre : les jours de carence et l'encadrement des arrêts de travail (coût constaté ~17 Md€/an selon le candidat, aucun levier d'indemnités journalières dans le simulateur). Ni, faute de montant annoncé, la hausse des plafonds de donation, le rééquilibrage du financement de la protection sociale, la stabilisation des dépenses de santé et la privatisation d'opérateurs. Le moratoire fiscal (« pas de nouvel impôt sur le quinquennat ») est respecté sur les taux : aucun taux d'imposition n'est relevé. La suppression de niches fiscales aux entreprises (25 Md€/an, comptée en recettes par le modèle) est la contrepartie annoncée par le candidat lui-même à la baisse des impôts de production, pas un impôt nouveau. Comme pour Renaissance, les leviers hérités sans source (efforts de fraude, optimisation de dette, coupe de recherche, dotations et CSG) sont revenus au droit en vigueur (budget 2026 voté, point de départ du simulateur) — aucune économie non sourcée ne subsiste. Sources : edouardphilippe.fr (priorités et page « Retraites : la réforme que je propose aux Français » du 29/09/2026, consultés le 01/10/2026), AFP/BFMTV et débat du Medef (27/08/2026), Les Échos, LCP et Le Monde (29/09/2026), Unédic via L'Opinion (18/12/2025).

Moteur v0.6.8 (07/10/2026) : l'indice de pouvoir d'achat suit la définition de l'INSEE (revenu disponible réel des ménages par unité de consommation), même calcul pour tous les scénarios — tableau avant/après dans la méthodologie (§ Indice de pouvoir d'achat). Moteur v0.6.7 (07/10/2026) : corrections d'équations à la suite d'un audit externe (contribution d'un lecteur, octobre 2026) — détail dans la méthodologie (§ Neutralité, colonne v0.6.7).

Priorités É. Philippe — « Pour une France plus prospère » (site officiel) + AFP/débat Medef du 27 août 2026 + réforme des retraites du 29 septembre 2026 (https://www.edouardphilippe.fr/actualites/retraites-la-reforme-que-je-propose-aux-francais) ↗

France Budget est un outil citoyen indépendant. Aucun parti n'est promu : la méthodologie est publique et appliquée à l'identique à chaque programme.