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Programme présidentiel · Gouvernement · 2027

Programme Horizons 2027 : impact budgétaire chiffré

Cette page chiffre l'impact budgétaire du programme porté par Horizons pour l'élection présidentielle de 2027. Les résultats sont calculés avec le modèle macro-économique ouvert de France Budget, de façon strictement identique pour tous les programmes, à partir des mesures publiées par Horizons.

Simuler ce programme Publié le 1 juin 2026 · mis à jour le 1 juin 2026
En brefProcédure déficit excessif

À l'horizon 2030, la simulation projette une dette publique de 130% du PIB, un déficit public de -6.2% et un taux de chômage de 7.3%. Sur l'ensemble du quinquennat (2026-2030), la croissance moyenne projetée est de +1.1% par an. Sur ce critère, le déficit projeté dépasse le seuil européen de 3 % du PIB.

Indicateurs à l'horizon 2030

Ce que le modèle projette

Déficit
-6.2%
Cible -3.0% 1.2pp
Procédure déficit excessif
Dette publique
130%
Cible 100% 14.2pp
Chômage
7.3%
Cible 5.0% 0.3pp
Croissance moy.
+1.1%
Cible +1.5% 0.3pp
Pouvoir d'achat
106.7
Cible 105.0 6.7pt
Compétitivité
100.4
Cible 105.0 0.4pt
Inégalités (Gini)
0.291
Cible 0.290 0.001

Valeurs à l'horizon 2030 (croissance : moyenne annuelle 2026-2030) issues du précalcul déterministe du modèle (base 2025). Le déficit suit la convention européenne (négatif = déficit) ; le seuil de Maastricht est de 3 % du PIB. L'indice de Gini mesure les inégalités de revenus (0.290 en 2025 ; plus bas = plus égalitaire). Le delta est mesuré face à 2025.

Trajectoires 2025-2030

Comment évoluent les soldes publics

Déficit public (% du PIB)
Dette publique (% du PIB)
Données annuelles détaillées (2025-2030)
Trajectoire budgétaire du programme Horizons 2027, 2025-2030 (% du PIB sauf chômage).
AnnéeDéficitDetteChômage
2025-5.1%116%7.6%
2026-5.9%119%7.6%
2027-5.7%121%7.2%
2028-5.8%124%7.3%
2029-5.8%126%7.2%
2030-6.2%130%7.3%
Mesures modélisées

Les mesures-clés retenues

Candidat É. Philippe (Horizons), campagne lancée le 5 juillet 2026 — programme économique publié : pacte fiscal à somme nulle, règle d'or et cible de déficit à 2 % du PIB, assurance chômage alignée sur l'Allemagne.

  • 01Règle d'or constitutionnelle et déficit ramené de plus de 5 % à 2 % du PIB en fin de quinquennat (cible annoncée, non encodée)
  • 02Pacte fiscal à somme nulle : −50 Md€ d'impôts de production contre −50 Md€ d'aides aux entreprises
  • 03Assurance chômage : 12 mois d'indemnisation maximum pour les moins de 50 ans (4,5 Md€/an calculés, borne haute)
  • 04Fin de la surtaxe provisoire sur les grandes entreprises ; pacte Dutreil défendu
  • 05Retraites : « travailler un peu plus longtemps » sans âge chiffré + pilier de capitalisation (non modélisé)
Questions fréquentes

Le programme Horizons 2027 en questions

Quel déficit public le programme Horizons génère-t-il en 2030 ?

Déficit projeté de -6.2% du PIB à l'horizon 2030, contre une cible européenne de 3 %.

Quelle dette publique pour le programme Horizons 2027 ?

Dette publique de 130% du PIB en 2030 selon la simulation de France Budget.

Quel impact sur le chômage et la croissance ?

Chômage de 7.3% à l'horizon 2030 et croissance moyenne de +1.1% par an sur le quinquennat (2026-2030).

Quel impact le programme Horizons a-t-il sur les inégalités ?

Indice de Gini projeté à 0.291 en 2030, contre 0.290 en 2025 (plus l'indice est bas, plus les revenus sont égalitaires).

Le programme Horizons 2027 respecte-t-il les règles budgétaires européennes ?

Sur ce critère, le déficit projeté dépasse le seuil européen de 3 % du PIB.

Sources & limites

D'où viennent ces chiffres

Au 30/08/2026 : É. Philippe (Horizons) a lancé sa campagne le 5 juillet 2026 ; son programme économique est publié sur edouardphilippe.fr (priorité « Pour une France plus prospère »), complété par un entretien à l'AFP et le débat du Medef du 27/08/2026. Ralliement de G. Darmanin le 17/08/2026. Trajectoire annoncée : règle d'or constitutionnelle et déficit ramené de plus de 5 % à 2 % du PIB en fin de quinquennat — cible non encodée, c'est un résultat calculé et non une mesure ; l'écart entre cette cible et la trajectoire affichée mesure la part non ventilée du programme. Trois mesures chiffrables sont encodées. (1) Le « pacte fiscal » : −50 Md€/an d'impôts de production compensés par −50 Md€/an d'aides aux entreprises, « à somme nulle » — la ventilation des aides entre subventions et niches fiscales est une hypothèse de modélisation, le candidat ne chiffrant que le total. (2) L'assurance chômage : le candidat vise 12 mois d'indemnisation maximum pour les moins de 50 ans (contre 18 mois pour les moins de 55 ans aujourd'hui) — encodée à 12 mois, le paramètre annoncé. Au coût marginal Unédic (0,75 Md€ par mois de durée, tiré du chiffrage de la réforme de 2023 : 4,5 Md€/an pour la réduction 24 → 18 mois), le modèle calcule 4,5 Md€/an d'économies. La durée du simulateur étant uniforme là où la mesure ne vise que les moins de 50 ans, ce chiffre est une borne haute ; ni le candidat ni aucune institution n'a chiffré cette mesure. (3) La fin de la surtaxe provisoire sur les grandes entreprises (−7,3 Md€/an, loi 2026-103) et la réorganisation des agences et opérateurs de l'État, dont l'intensité est une hypothèse de modélisation faute de chiffre annoncé. Retraites : le candidat refuse désormais de fixer un âge légal (« tout le monde doit travailler un peu plus longtemps », AFP 27/08/2026) — aucun âge n'est donc posé, le calendrier légal court (62 ans 9 mois en 2026-2027, puis montée en charge jusqu'à 64 ans en 2032), et seule la durée de cotisation (43 ans) traduit la direction annoncée, en hypothèse d'encodage. Le pilier de capitalisation à 10-15 % des pensions d'ici quinze ans n'est pas modélisable. Ne sont pas encodés davantage, faute de levier ou de chiffre : les jours de carence et l'encadrement des arrêts de travail (coût constaté ~17 Md€/an selon le candidat, aucun levier d'indemnités journalières dans le simulateur), la hausse des plafonds de donation, le rééquilibrage du financement de la protection sociale, la stabilisation des dépenses de santé et la privatisation d'opérateurs — annoncés sans montant. Le moratoire fiscal (« pas de nouvel impôt sur le quinquennat ») est respecté sur les taux : aucun taux d'imposition n'est relevé ; la suppression de niches fiscales aux entreprises (25 Md€/an, comptée en recettes par le modèle) est la contrepartie annoncée par le candidat lui-même à la baisse des impôts de production, pas un impôt nouveau. Comme pour Renaissance, les leviers hérités sans source (efforts de fraude, optimisation de dette, coupe de recherche, dotations et CSG hors droit voté) sont revenus au droit en vigueur — aucune économie non sourcée ne subsiste. Sources : edouardphilippe.fr (priorités, consulté 30/08/2026), AFP/BFMTV et débat du Medef (27/08/2026), Unédic via L'Opinion (18/12/2025).

Priorités É. Philippe — « Pour une France plus prospère » (site officiel) + AFP/débat Medef du 27 août 2026

France Budget est un outil citoyen indépendant. Aucun parti n'est promu : la méthodologie est publique et appliquée à l'identique à chaque programme.