Programme Renaissance 2027 : impact budgétaire chiffré
Cette page chiffre l'impact budgétaire du programme porté par Renaissance pour l'élection présidentielle de 2027. Les résultats sont calculés avec le modèle macro-économique ouvert de France Budget, de façon strictement identique pour tous les programmes, à partir des mesures publiées par Renaissance.
À l'horizon 2030, la simulation projette une dette publique de 130% du PIB, un déficit public de -6.5% et un taux de chômage de 7.1%. Sur l'ensemble du quinquennat (2026-2030), la croissance moyenne projetée est de +1.3% par an. Sur ce critère, le déficit projeté dépasse le seuil européen de 3 % du PIB.
Ce que le modèle projette
Fourchette 129–131 % si les multiplicateurs budgétaires sont réduits ou relevés de 25 % · méthodologie
Valeurs à l'horizon 2030 (croissance : moyenne annuelle 2026-2030) issues du précalcul déterministe du modèle (base 2025). Le déficit suit la convention européenne (négatif = déficit) ; le seuil de Maastricht est de 3 % du PIB. L'indice de Gini mesure les inégalités de revenus (0.290 en 2025 ; plus bas = plus égalitaire). Indice de pouvoir d'achat (revenu disponible réel par unité de consommation, définition INSEE) : base 100 en 2025. Le delta est mesuré face à 2025.
Comment évoluent les soldes publics
Données annuelles détaillées (2025-2030)
| Année | Déficit | Dette | Chômage |
|---|---|---|---|
| 2025 | -5.1% | 116% | 7.6% |
| 2026 | -6.9% | 120% | 7.5% |
| 2027 | -6.5% | 122% | 7.1% |
| 2028 | -6.2% | 124% | 7.0% |
| 2029 | -6.3% | 127% | 7.0% |
| 2030 | -6.5% | 130% | 7.1% |
Les mesures-clés retenues
Candidat G. Attal (Renaissance, officialisé 22/05/2026). Programme publié sur attalpresident.fr mais non ventilé : 150 Md€ d'économies « d'ici 2032 », zéro déficit en 2037, réforme du modèle social plutôt que hausse d'impôts, plan IA « France 2040 » et « droit au brut ».
- 01Zéro déficit public en 2037 ; 150 Md€ d'économies « d'ici 2032 » (2/3 sur les dépenses sociales), non ventilées
- 02Plan de départs volontaires de 100 000 fonctionnaires (7 Md€) + assurance chômage ramenée à 15 mois (2,25 Md€ calculés)
- 03« Frein d'urgence » sur les dépenses sociales avec une « année blanche » 2028, étendue à une partie des retraites (petites retraites protégées)
- 04Plan « France 2040 » pour l'IA : 200 Md€ sur 10 ans à parité public/privé, soit ~10 Md€/an publics
- 05« Droit au brut » : baisse des cotisations salariales, non chiffrée par le candidat (encodée 15 Md€/an, hypothèse bornée par des tiers)
Le programme Renaissance 2027 en questions
Quel déficit public le programme Renaissance génère-t-il en 2030 ?
Déficit projeté de -6.5% du PIB à l'horizon 2030, contre une cible européenne de 3 %.
Quelle dette publique pour le programme Renaissance 2027 ?
Dette publique de 130% du PIB en 2030 selon la simulation de France Budget.
Quel impact sur le chômage et la croissance ?
Chômage de 7.1% à l'horizon 2030 et croissance moyenne de +1.3% par an sur le quinquennat (2026-2030).
Quel impact le programme Renaissance a-t-il sur les inégalités ?
Indice de Gini projeté à 0.295 en 2030, contre 0.290 en 2025 (plus l'indice est bas, plus les revenus sont égalitaires).
Le programme Renaissance 2027 respecte-t-il les règles budgétaires européennes ?
Sur ce critère, le déficit projeté dépasse le seuil européen de 3 % du PIB.
D'où viennent ces chiffres
Au 21/10/2026 : G. Attal (Renaissance), candidat officialisé le 22/05/2026, publie un programme structuré sur attalpresident.fr (4 « chantiers capitaux » + 2 « dettes à résorber »), complété le 23/09/2026 par un « plan de désendettement » présenté en conférence de presse. Le programme est publié mais non ventilé : l'objectif de 150 Md€ d'économies (deux tiers sur les dépenses sociales ; présenté le 23/09/2026, auparavant 120 à 150 Md€), que le candidat situe « d'ici 2032 » (Assises de l'AFER, 29/09/2026), n'est réparti ni par année ni par poste. Les postes visés sont nommés (retraites, assurance chômage, arrêts maladie, fonctionnement de l'État et des collectivités) sans montant, et deux mesures seulement portent un montant (plan de départs volontaires de 100 000 fonctionnaires = 7 Md€ ; assurance chômage « plus de 4 Md€ »). L'enveloppe globale et les cibles (déficit sous 3 % avant 2032, comptes de la Sécurité sociale à l'équilibre en trois ans, zéro déficit en 2037 ; « lettre aux Français » du 15/10/2026) ne sont pas encodées. Ces cibles sont des résultats, pas des paramètres : le simulateur calcule un déficit de 6,5 % en 2030 et 7,2 % en 2032. Les annonces de septembre ne modifient aucun paramètre encodé. Au meeting de Lyon (10/10/2026) puis dans la « lettre aux Français » (15/10/2026), le « frein d'urgence » est chiffré à 20 Md€ d'économies dès l'élection ; l'encodage en sous-indexation décrit plus bas n'est pas recalé sur ce montant. Annonce non intégrée à ce jour : le paramétrage sera actualisé à la prochaine passe du moteur. Assurance chômage : encodée à 15 mois d'indemnisation — le paramètre écrit du seul dispositif documenté (la réforme portée par G. Attal en 2024, suspendue en juin 2024, dont le chiffrage ministériel de 3,6 Md€ couvrait aussi des resserrements d'éligibilité hors modèle). Au coût marginal Unédic (0,75 Md€ par mois de durée), le modèle calcule 2,25 Md€/an d'économies : le « plus de 4 milliards » du site (5 Md€ en entretien) n'est pas atteint par la seule durée — l'écart est documenté, pas comblé par un paramètre inventé. « Année blanche » : le candidat la présente désormais comme un « frein d'urgence » sur l'ensemble des dépenses sociales (France 2, 20/09/2026) ; le levier est un taux d'indexation permanent, une année blanche unique est donc lissée en sous-indexation durable (pensions 90 %, autres prestations 80 % — l'écart traduit la protection des petites retraites), convention conservatrice. Deux dépenses nouvelles sont intégrées : le plan « France 2040 » (200 Md€ sur dix ans à parité public/privé, Les Échos 17/06/2026) pour sa part publique de 10 Md€/an via le levier recherche/innovation — lecture haute, une fraction non chiffrée étant adossée aux fonds européens et à la commande publique ; et le « droit au brut » (+250 € nets/mois au salaire médian, Le Télégramme 22/07/2026), NON chiffré par le candidat, encodé à 15 Md€/an de moindres cotisations salariales — hypothèse bornée par des tiers (fourchette 13,3-24 Md€ des scénarios Bozio-Wasmer, cités via reprise) ; la promesse d'affiche elle-même (250 €/mois pour tous) excède la borne du levier. Revalorisation enseignante : +200 €/mois encodés à la borne basse uniforme (+6,5 % de la masse salariale, net moyen DEPP 3 090 €) ; le point haut à 500 € dépasse la borne du levier. Le candidat adosse ces trois promesses aux mêmes économies sur la dépense sociale, sans publier leur articulation. Aucun levier non sourcé : les efforts de fraude, l'optimisation de la dette et les aides à la rénovation reviennent au droit en vigueur (budget 2026 voté, point de départ du simulateur) (aucune source ne les attribue au candidat) ; restent encodés, car annoncés par le candidat, la poursuite de la baisse des impôts de production (−10 Md€ par rapport au droit en vigueur), la réforme des agences et de l'organisation de l'État et l'effort d'efficience santé (intensités = hypothèses de modélisation, aucun montant publié). Ne sont pas encodés : la bascule vers une « TVA sociale » (le candidat a exprimé trois positions en dix semaines, aucun montant publié ; ses pages officielles de septembre adossent le « droit au brut » aux économies sur la dépense sociale), les heures supplémentaires déplafonnées/défiscalisées et le livret garde d'enfant (non chiffrés), ainsi que la suppression d'une strate de collectivités territoriales, le PER de 1 000 € ouvert par l'État pour chaque enfant, la défiscalisation des pensions alimentaires reçues, les mesures carburant de court terme et le « plan Messmer II » (énergie), tous annoncés sans montant. Retraite systémique (durée de cotisation à la place de l'âge, capitalisation) non modélisable : calendrier légal, durée 42,5 ans et indexation seules paramétrées. Sources : attalpresident.fr (programme et actualités, consultés le 01/10/2026 : plan de désendettement du 23/09, France 2 du 20/09, Politico du 24/09, Assises de l'AFER du 29/09/2026 ; meeting de Lyon du 10/10 et lettre aux Français du 15/10/2026, consultés le 21/10/2026), AFP (15/10/2026), Les Échos (17/06), Le Parisien (02/07), Le Télégramme (22/07), Le Monde (25/08), débat Medef (27/08/2026), DEPP 2024.
Moteur v0.6.8 (07/10/2026) : l'indice de pouvoir d'achat suit la définition de l'INSEE (revenu disponible réel des ménages par unité de consommation), même calcul pour tous les scénarios — tableau avant/après dans la méthodologie (§ Indice de pouvoir d'achat). Moteur v0.6.7 (07/10/2026) : corrections d'équations à la suite d'un audit externe (contribution d'un lecteur, octobre 2026) — détail dans la méthodologie (§ Neutralité, colonne v0.6.7).
Programme G. Attal (Renaissance) — attalpresident.fr/programme, consulté le 1er octobre 2026 (plan de désendettement du 23/09/2026 ; entretiens Les Échos 17/06, Le Parisien 02/07, Le Télégramme 22/07, Le Monde 25/08) ↗France Budget est un outil citoyen indépendant. Aucun parti n'est promu : la méthodologie est publique et appliquée à l'identique à chaque programme.